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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 18:03

Le Bureau politique du Mouvement Cévennes Social-Démocrate, dans la perspective des élections départementales des 22 et 29 mars 2015, a décidé d’apporter son soutien aux candidatures cévenoles suivantes et dans les cantons suivants :

 

  • Le Vigan : Hélène Meunier (DVG) et Martin Delord (PS)
  • Alès I : Françoise Gardès (SE) et Bonifacio Iglésias (DVG)
  • Alès II : Sylvie Lorthe (PS) et Christophe Clauzel (PS)
  • Alès III : Roselyne Becue (DVG) et Jean-Michel Perret (DVG)
  • La Grand-Combe : Isabelle Fardoux-Jouve (PCF) et Patrick Malavieille (PCF)
  • Quissac : Françoise Laurent Perrigot (PS) et Olivier Gaillard (PS)
  • Rousson : Nathalie Blandina (DVG) et Jean-Pierre de Faria (SE)

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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 22:04

MERCREDI 22 OCTOBRE 2014

Manuel Valls a proposé ce mercredi 22 octobre la création d’un grand rassemblement des forces progressistes au sein d’une fédération de partis.

Guillaume Lacroix Secrétaire Général du PRG "Suite aux annonces de Manuel Valls, le PRG salue une démarche invitant à changer le logiciel de la politique française et de la gauche en particulier.

Désormais confrontés régulièrement à la question européenne qui divise les partis classiques, les citoyens doivent pouvoir trouver un espace politique nouveau rassemblant les progressistes républicains, un pont pour le dialogue et l’action entre les rives partisanes d’une Ve République vieillissante.

Le PRG est prêt à y réfléchir et à travailler avec le Premier ministre sur cette proposition porteuse de sens et d’avenir."

 

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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 22:01

En proposant un grand rassemblement des forces progressistes, Manuel Valls voit loin autant qu’il prend acte d’une réalité politique qui a -seule- permis l’élection de François Hollande.

En constatant que la conjoncture est marquée par le tripartisme, il a compris que la nature même du premier tour de l’élection présidentielle a changé. Aujourd’hui, plus de primaires possibles entre les partis républicains au premier tour. Car ceux qui font des primaires ne pourront pas enregistrer de désistement républicain au second tour, puisque malheureusement ils n’y figureront plus.

Dès lors, chaque camp doit se présenter uni au premier tour. La règle mitterrandienne « au premier tour, d’abord rassembler son camp » n’est plus une simple règle de base, elle a été élevée au rang d’impératif catégorique.

Certains auront certainement spéculé et spéculent probablement encore sur les divisions de la droite. Mais qui peut croire qu’au final leurs mandants, la finance déconnectée de l’économie réelle et les secteurs les plus conservateurs de l’opinion n’imposeront tout de même un choix, au fond assez facilement réalisable, notamment grâce aux sondages, entre Juppé et Sarkozy ?

Les progressistes, de gauche et du centre gauche, doivent cesser ces spéculations et penser dès maintenant, à mi quinquennat, à leur propre rassemblement. C’est pourquoi, il faut que l’initiative du premier ministre trouve, dans les meilleurs délais, une traduction politique concrète.

 

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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 21:58

A propos de la création du mouvement des Progressistes (mdP)

Un nouveau mouvement citoyen est né ce 4 octobre 2014,

une formation politique ouverte et fédérative :

le mouvement des Progressistes (mdP).

Pourquoi et dans quelles conditions ?

Depuis plusieurs mois, des hommes et des femmes d’horizon divers, de formations de gauche et écologistes, de la société civile ou de la vie associative, d’autres sans aucune attache politique antérieure, déçus des partis traditionnels, inquiets du vide politique de la gauche, et d’une extrême-droite dangereuse, se sont rapprochés du mouvement unitaire progressiste (MUP).

Leur démarche constructive se résume à une volonté : redonner du sens et une vertu citoyenne à une action politique nouvelle en faveur du progrès et contribuer à sortir la gauche de l’impasse.

Nous nous sommes rencontrés ce 4 octobre à Paris et avons décidé de donner naissance à un mouvement citoyen ouvert et fédérateur de toutes ces forces émergentes :

Le Mouvement des Progressistes (mdP)

Simultanément, a été ouvert un site Internet d’accueil : Progressistes !

Ce site, totalement nouveau dans sa forme, mais surtout dans ses fonctions, vise, comme cela existe déjàdans d’autres pays d’Europe, à faire passer Internet et les réseaux sociaux d’un moyen de communication à un moyen au cœur de l’organisation et de l’action.

Il s’agit bien d’un espace pour un autre engagement citoyen et politique, pour une gauche libre et progressiste.

Une plateforme de débat, « la constellation progressiste », est ouverte, au-delà du mouvement lui-même. C’est un espace de dialogue nouveau, dégagé des lourdeurs des partis politiques afin de donner la parole à celles et ceux qui se désespèrent de la situation actuelle de la gauche.

Dès maintenant, il est possible de prendre place dans cette dynamique nouvelle, de rejoindre le mdP ou d’en être unsoutien libre ou encore être candidat aux prochaines échéances électorales.

Rapidement une conférence de presse présentera les objectifs, les orientations et les conditions de la participation du mdP aux futures échéances électorales.

Paris, le 5 octobre 2014

Robert HUE

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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 21:56

Le 27 septembre, la GMR s’est intégrée comme entité  co-fondatrice à la création du Front Démocrate, initié par Jean-Luc Bennahmias.

Depuis sa création, la GMR a appelé de ses voeux et travaillé à la création d’un pôle d’équilibre dans la majorité présidentielle, capable de représenter les quelques 20 % d’électeurs de François Hollande n’ayant pas voté pour les partis de la gauche traditionnelle au 1er tour de l’élection présidentielle.

Le choix fait par l’exécutif en 2012 de ne s’appuyer que sur des partis dont le corpus politique était éloigné des orientations qu’il souhaitait mettre en eouvre a contribué à son affaiblissement. Nous le voyons chaque jour dans les sondages.

Le principal parti de la majorité, le parti du président et du 1er ministre, est lui même taraudé par des forces centrifuges dont certaines pensent pouvoir être majoritaires lors d’un congrès à venir pour s’opposer aux orientations de l’exécutif.

Cette situation a imposé depuis deux ans aux gouvernements de F. Hollande de faire cohabiter des orientations prenant positivement en compte la situation du pays avec une communication et une gestion politique faites d’atermoiements et en tout cas illisibles pour la grande majorité de nos concitoyens.

Le résultat en est aujourd’hui une défiance rarement connue des électeurs et un rétrécissement de l’assise politique du gouvernement. Les composantes du Front de Gauche sont hostiles. EELV manifeste sa préférence pour la « gauche radicale ». Une fraction non négligeable du PS se reconnait dans les « frondeurs ».

Il n’est que temps que se rencontrent la politique affirmée par l’exécutif et ceux qui entendent la soutenir et lui permettre ainsi de s’affranchir de la cacophonie trop fréquente de sa mise en application.

Le 27 septembre, après que nous l’avons préparé en commun avec JL Bennahmias et ses amis, plusieurs centaines de personnes se sont retrouvées pour créer le Front Démocrate, une organisation destinée à regrouper tous ceux qui se sentaient jusqu’à ce jour démunis de représentation dans la majorité présidentielle.

Nos marqueurs politiques y sont présents tels que nous les avions ramassés dans la formule « des énergies libérées pour une république réconciliée » : ils y sont sur les questions de l’économie, de la République et de la démocratie, de la laïcité et du « vivre ensemble ».

La présence lors du congrès fondateur du Front Démocrate de représentants  autorisés d’EELV, du PRG, du MUP, de Génération Ecologie, de Cap 21 sont révélateurs de l’attention portée à cet évènement.

L’intervention longue et chaleureuse de JC Cambadélis, 1er secrétaire du Parti Socialiste, est encore plus significative. Non seulement, il a salué amicalement la création de notre organisation, mais il a appelé au rassemblement avec le PS de tous les progressistes au sein d’une alliance identifiable dès les échéances électorales de 2015. Nous ne pouvons que nous en féliciter.

C’est pourquoi, nous vous invitons à rejoindre dès aujourd’hui le Front Démocrate et à vous y investir en y prenant des responsabilités.

Nous sommes en phase de constitution de la structure de l’organisation et avons besoin de vous pour vous investir soit au plan local (municipal, départemental…) soit pour participer à des travaux thématiques.

Merci de vous manifester très vite pour participer, avec nous, à la construction de ce nouvel outil démocratique.

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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 21:52

Le 27 septembre, sur une initiative de Jean-Luc Bennahmias et de ses amis, se tient à Paris le Congrès fondateur d’une nouvelle organisation politique, le Front Démocrate.

Cette organisation se présente comme un creuset où peuvent se réunir les femmes et les hommes déjà organisés ou non qui se reconnaissent dans une volonté de réformes visant à transformer notre pays pour le rendre plus compétitif, plus attractif, plus créateur de richesses à partager plus équitablement.

Positionné au centre-gauche, le Front démocrate veut aider François Hollande et Manuel Valls à réussir ce challenge, alors que leurs soutiens traditionnels se révèlent plus tétanisés et divisés que jamais.

Pour la GMR (Gauche moderne et républicaine), conformément à ce que nous exprimons avec constance depuis maintenant 3 ans, toutes les opportunités de création d’un pôle d’équilibre dans la majorité présidentielle qui la rende moins tributaire des tendances centrifuges et passéistes sont à encourager et soutenir.

Dès mai 2012, nous l’avons dit. Ceux qui ont permis l’élection de François Hollande sont des électeurs qui n’ont pas voté au 1er tour pour les candidats de la Gauche traditionnelle. Il s’agit de rien de moins qu’environ 20% des suffrages qui aspiraient à un souffle de modernisation et de réformes justes.

Dès ce moment, la GMR a travaillé pour permettre que voie le jour ce pôle politique dans lequel pourraient se reconnaître ces électeurs. Nous nous sommes immédiatement adressés à tous ceux qui semblaient disponibles, et avons tenté de saisir toutes les opportunités, sans que jusqu’ici nos efforts soient couronnés de succès.

Malheureusement, loin que le besoin de ce rééquilibrage de la majorité soit démenti depuis 2012, il apparait chaque jour davantage qu’avoir laissé en déshérence l’électorat non socialiste de François Hollande fut une erreur politique. L’exécutif a choisi de ne s’appuyer que sur sa majorité traditionnelle ; et pour éviter les heurts avec elle s’est refusé à mettre aux commandes la maxime de Pierre de Coubertin « voir loin, parler franc, agir ferme ».

On sait ce que cette prudence a produit : une volonté politique illisible, des Français désorientés, des sondages en berne, des revers pour finir malgré tout avec un parti majoritaire au sein duquel les exaspérations sont à leur comble.
Il reste à peine plus de deux ans pour que le quinquennat porte ses fruits et permette d’amorcer le redressement du pays et la reconquête de la confiance. Pour cela, il faut donner les moyens de se retrouver dans une expression politique aux Français qui aspirent à combiner modernisation et progrès social, qui souhaitent que s’approfondisse une politique simultanée d’encouragement des entreprises et d’assainissement des finances publiques, qui veulent une République forte et juste.

Ceci aujourd’hui ne passe pas par les grandes formations traditionnelles. Un nouveau mouvement est nécessaire.
Nous avons le devoir de contribuer à l’éclosion de ce mouvement.

Nous avons l’occasion de le faire avec la naissance du Front Démocrate.
C’est pourquoi la GMR (Gauche moderne et Républicaine), en cohérence avec les motivations mêmes de sa création en 2011, et en pleine continuité avec son action depuis lors, s’est adressée à Jean-Luc Bennahmias pour lui proposer de s’associer à lui et ses amis pour participer en tant que telle à la création, à l’animation et au développement du Front Démocrate.
Nous nous félicitons d’avoir rencontré un accueil tout à fait positif et ouvert. Nous serons donc présents le 27 septembre, comme organisation co-fondatrice du Front Démocrate, Ecologique et Social.

Nous y serons attentifs à travailler simultanément sur 3 axes :
- Veiller au développement du Front Démocrate vers de nouveaux adhérents pour en faire une force reconnue de la majorité.
- Etre attentif à tout mettre en œuvre pour qu’il soit également la structure d’accueil de groupes déjà organisés et partageant ses objectifs.
- En exprimant avec constance les marqueurs politiques constitutifs de la GMR.

Nous invitons tous ceux qui nous font confiance à partager avec nous ce projet mobilisateur.

 

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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 21:40

Le Monde.fr avec AFP | 27.09.2014 à 18h03 • Mis à jour le 27.09.2014 à 18h11

L'ancien vert et ex-MoDem Jean-Luc Bennahmias a lancé, samedi 27 septembre à Paris, son nouveau parti, le Front démocrate (FD), parti d'alliance de l'exécutif, en présence notamment du premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis, qui a appelé à une « alliance progressiste ».

M. Bennahmias s'est détaché du MoDem de François Bayrou quelques semaines après que celui-ci a noué un partenariat avec l'UDI de Jean-Louis Borloo, notamment en vue des élections européennes de mai dernier.

La nouvelle formation autorisera l'appartenance à différents partis et veutrassembler largement : le spectre va des anciens chevènementistes aux ex-UDF. Ces derniers mois, Jean-Luc Bennahmias a rendu plusieurs fois visite au chef de l'Etat. Le co-président du groupe écologiste à l'Assemblée, François de Rugy, est passé à ce lancement samedi, ainsi que le député écologiste François-Michel Lambert, a-t-on appris auprès du Front Démocrate.

« COMBATTRE LE “HOLLANDE BASHING” »

« Le Front démocrate doit participer à la reconstruction d'une majorité nouvellesocial-démocrate écologiste, laïque et républicaine assumant les choix faits parFrançois Hollande et Manuel Valls », a expliqué M. Bennahmias dans son discours. 

« Dans la période actuelle, voir une formation politique se définir comme combattant le “Hollande bashing”, étant totalement d'accord avec la politiquegouvernementale j'en rêve dans ma propre formation », a ironisé M. Cambadélis à la fin de son discours.

 

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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 18:26
Qu’est-ce que la gauche et à quoi sert-elle ?GMR-14-mai-Copie-2.jpg

Le rôle de la gauche est d’abord de défendre le monde du travail. Le système capitaliste, seul capable de s’adapter à la mondialisation et l’instantanéité des échanges, a aussi une logique naturelle qui veut que prime toujours l’intérêt du plus fort, c’est-à-dire du capital financier le plus concentré, pas celui de ceux qui créent les richesses. Lorsque la finance dérégulée gave l’actionnaire au détriment de l’investissement et appauvrit le travailleur, prive les petites entreprises de financements et de clients solvables, arrivent les crises systémiques qui, comme en 2008, peuvent mettre en danger l’ensemble de la planète.

Si nous ne sommes pas, aujourd’hui, encore sortis de cette phase de crise, c’est parce que c’est toujours plus pour l’actionnaire et toujours moins pour le travailleur (salarié, sous-traitant, indépendant…) qui reste la règle et que, malgré les discours et les promesses enflammés des gouvernants, rien n’a été véritablement régulé depuis. Ainsi, des milliers de milliards de dollars sortent-ils chaque année du cycle économique pour s’entasser sur des comptes offshore installés impunément dans les paradis fiscaux dans lesquels ils ne contribuent plus à produire la moindre richesse économique.

La dynamique de développement des inégalités s’est amplifiée encore depuis 2008, elle atteint maintenant des sommets absurdes : aujourd’hui les 165 personnes les plus fortunées de la planète possèdent plus que les trois milliards et demi les moins riches !

Le rôle de la gauche, dans le monde, comme dans chaque pays, c’est prendre en compte l’ensemble des composantes de la société, sans opposer à priori les unes aux autres afin de redresser cette situation, pour que la création de richesses économiques se poursuive au bénéfice du plus grand nombre. Le rôle de la gauche c’est de mettre en place une régulation qui permette, notamment à travers l’action des puissances publiques, davantage de visibilité, de stabilité et donc de confiance afin que l’investissement reprenne, ce que le libéralisme effréné et le monétarisme démontrent être en incapacité de faire. C’est ce qui doit permettre de sortir de la phase de crise pour que les producteurs de la richesse soient équitablement rémunérés et qu’ainsi la richesse soit plus équitablement répartie, dans un cercle vertueux car les salariés ou les prestataires des uns sont aussi les clients des autres et ne doivent donc pas être paupérisés.

C’est la condition pour le développement harmonieux d’une société qui favorise l’épanouissement humain, ce qui est la finalité de la politique, et singulièrement la finalité de la gauche.

Pour accomplir cela, de quoi a besoin la gauche ? D’abord d’intelligence. De l’intelligence de la situation, de la compréhension des ressorts profonds du monde dans lequel nous vivons et non d’œillères tournées vers le passé et vers la nostalgie de ce qu’était le siècle précédent et des mirages dans lesquels le XXe siècle a si souvent sombré.

En France, ici et maintenant, cela veut dire avoir la capacité de parler vrai et de proposer une nouvelle dynamique pour redresser le pays dans la perspective de la défense de son modèle social et de ce qui constitue l’histoire de son peuple. Il ne s’agit pas de dissoudre la France dans la mondialisation, ou de l’adapter à la chaussure de la globalisation financière, comme avec un chausse pied, il s’agit de donner le moyen à la France, dans la mondialisation qui est la forme du monde dans lequel nous vivons, d’être pleinement elle-même avec ses talents, ses capacités et les valeurs auxquelles ses citoyens sont attachés.

Le libéralisme et le socialisme, les deux utopies progressistes du XIX° siècle, sont loin derrière nous et plus du tout adaptées au monde d’aujourd’hui, ce que des doctrinaires impuissants, notamment au sein du Parti socialiste français se refusent encore à admettre.

Manuel Valls, par son discours, a incarné, plus que d’autres, depuis de nombreuses années, cette gauche moderne, dans laquelle nous nous reconnaissons, celle qui cherche à aller à la racine des choses pour changer la donne. Sans tabou, avec énergie, avec volonté.

L’opportunité se présente maintenant que le discours se transforme en réalité. Il ne faut pas la laisser passer. Il est, hélas, si elle n’était pas saisie, peu probable qu’elle se présente une seconde fois, à court terme.

L’action de l’État doit sortir de la schizophrénie pusillanime dans laquelle s’est installée la gauche traditionnelle. Prenons quelques exemples :

  • La modernisation économique doit être au cœur du projet : La France a de nombreux atouts dans le domaine des Technologies de l’Information et de la communication comme du numérique. Elle regorge de talents, de start-up et d’entrepreneurs individuels performants. Au moment où les marges de manœuvre économiques sont limitées par la crise, comment peut-on continuer à défendre des emplois qui n’ont plus aucun avenir parce que les techniques et les usages les rendent obsolètes, alors qu’il faut investir dans la création de nouveaux emplois durables. Ce n’est pas en finançant un emploi qui n’a plus d’utilité économique ni sociale que l’on aide les travailleurs. C’est en les formant tout au long de la vie pour être compétents pour de nouveaux emplois, et en leur apportant tous les moyens pour ne pas être les victimes d’un chômage décourageant dans la période intermédiaire entre deux emplois, que l’État va aider le monde du travail. Mieux vaut favoriser l’émergence de Silicon Valleys à la française que de nationaliser des hauts-fourneaux dépassés. C’est seulement ainsi que l’on fera entrer la jeunesse dans le monde du travail et non dans celui de la précarité,
  • La modernisation sociale doit aller de pair : Pour cela, l’organisation de la défense et de la représentation des travailleurs dans l’entreprise et avec les pouvoirs publics, est très importante, on le voit dans les pays qui réussissent mieux que le nôtre. L’émiettement et la division syndicales sont la cause et la conséquence de leur non-représentativité. Il faut une nouvelle donne du droit syndical, dans l’entreprise, qui mette les salariés et non les bureaucrates aux commandes du monde syndical. Il faut accorder des droits collectifs réels et couper les torrents de moyens matériels qui s’abattent sur des petits groupes et noient l’initiative citoyenne. Des permanents syndicaux complètement coupés de leur base qui défendent avant tout leurs propres intérêts matériels alors qu’ils ne représentent pas 8 % des salariés, souvent même pas 5% dans le privé, ce n’est pas l’avenir. La SNCF, par exemple, championne depuis 20 ans des journées de grève dans notre pays, finance 7000 postes a plein temps de représentants syndicaux. Cette grande « entreprise » de 7000 salariés n’a qu’une seule fonction, préparer des élections internes qui répartiront la manne entre les groupes concurrents qui la dirigent, et pour cela, animer une surenchère qui conduit à fabriquer le seul produit de ce système : la grève. Cela aide-t-il les travailleurs ? Cela améliore-t-il le fonctionnement de la société française ?
  • Au lieu de favoriser l’émergence de moyens qui permettent aux travailleurs précaires, à la jeunesse laborieuse de se défendre, aux ouvriers et aux employés en difficulté de se faire entendre, on couvre d’argent des systèmes institutionnalisés obsolètes, qui ne défendent que les intérêts corporatistes des personnels les plus installés, et le plus souvent de ceux qui ont depuis très longtemps arrêté de travailler pour se consacrer à l’appareil syndical comme seule finalité. C’est ce qui permet de comprendre à la fois l’infini morcellement du syndicalisme français et le fait que sa pénétration dans les entreprises est inférieure à celle du syndicalisme sud-coréen du temps de la dictature…
  • L’adaptation du droit du travail aux modes de vie actuels ne doit pas attendre : schizophrénie encore, lorsque l’on pousse, à bon droit, au nom de l’égalité des sexes, les femmes à acquérir leur indépendance économique et sociale par le travail. Si femmes et hommes travaillent également, qui, pendant la journée, aux heures de travail, ira faire les courses ? Tous les ménages n’ayant pas le moyen de se payer du personnel de maison, les magasins, en dehors des centres villes touristiques, restent désespérément vide aux heures où la majorité de la population travaille. C’est donc le soir et le week-end que la population laborieuse peut faire ses courses. C’est là que se dresse un groupe de permanents syndicaux, devant lequel l’État cède depuis des années, qui interdit travail de soirée et travail de week-end dans un secteur dans lequel il est aujourd’hui vital, pour l’emploi comme pour la société. Imagine-t-on qu’on interdise aux restaurants d’ouvrir le soir et le week-end ? Que l’on ferme les transports en commun le soir et le week-end ? Que l’on arrête les médias le soir et le week-end ? On déplorerait ensuite la fermeture massive des restaurants, des transports en commun, et des médias, comme on déplore aujourd’hui celle des commerces !

Ce n’est pas toujours « la faute aux autres » : La liste pourrait être longue de tous les domaines dans lesquels ce ne sont pas les seuls dérèglements monétaires, ou La Chine qui nous posent problème, où ce n’est pas la politique, souvent discutable, et parfois absurde de la commission européenne qui est la source ou l’élément aggravant d’une difficulté, mais l’incapacité des élites françaises à regarder en face la réalité. Que ce soient les problème de la Santé, de la sécurité, du logement, de l’École, ou de l’intégration à la Nation de l’apport de l’immigration, ce n’est pas au-delà des frontières que se trouvent le cœur de nos problèmes, et c’est ici que se trouve la solution.

Si nous sommes capables de prendre à bras-le-corps les problèmes de la société française et de la faire progresser, alors nous aurons beaucoup plus de force pour réorienter la construction européenne, réorientation sans laquelle rien de durable ne peut être fait dans notre pays, sans laquelle nous nous pourrons peser pour modifier durablement le cours actuel de la mondialisation, en faveur d’une vraie régulation.

Manuel Valls est aujourd’hui Premier ministre. Il peut mettre en œuvre la politique de rupture en faveur de laquelle il s’exprime depuis longtemps et qui en a fait le ministre le plus populaire du gouvernement précédent, par-delà les clivages partisans caducs. Il peut ainsi choisir l’avenir et traduire en actes ce que son discours a représenté comme espoir

Il peut aussi, à l’inverse, se laisser enfermer par les composantes archaïques d’un gouvernement qui n’est pas véritablement l’expression de la gauche moderne, mais d’un Parti Socialiste exsangue et sourd tant au monde de l’entreprise, qu’aux comportements innovants ou aux préoccupations quotidiennes des couches populaires. Comme souvent, dans notre pays, quelques décisions symboliques permettront très vite de voir dans quel sens agit ce gouvernement.

Son Discours de politique générale, devant le Parlement, montre qu’il ne manque ni de dynamisme ni de volonté. Il lui reste maintenant à agir.

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 22:23
Gauche Moderne et Républicaine
Unir le pays

La GMR – Gauche moderne et républicaine – qui a soutenu dès le premier tour François Hollande, considère que le Président le de la République a su, au cours de sa conférence de presse mettre en perspective les questions que se posait le pays.

Réorienter l’Europe vers la croissance ; rendre aux entreprises la visibilité dans leur environnement légal et fiscal et les appuis qui leur permettent d’aller de l’avant ; en toute choses mettre la Justice au premier plan ; conjuguer les efforts de tous les acteurs pour que l’emploi soit sauvegardé et progresse ; reformer l’État pour faire mieux et à moindre coût par l’investissement et l’innovation ;  libérer les énergies si utiles à la croissance.

Le Président a clairement fait comprendre le sens des efforts demandés au pays, et notamment aux patrimoines les plus élevés, pour réduire la dette et rendre au pays ses capacités d’action pour défendre et rénover son modèle social.

La GMR – Gauche moderne et républicaine – considère que c’est autour de cette feuille de route développée par le Président de la République que doit se rassembler une large majorité de Français pour répondre aux défis de l’avenir, qu’elle corresponde ou non aux alliances et aux clivages passés du jeu politique français.


GMRGauche moderne et républicaine

Le 13 novembre 2012

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 23:25

Déclaration de Robert Hue publiée sur Liberation.fr le 6 juin 2011

A moins d’un an de l’élection présidentielle, voici la gauche devant ses responsabilités. La gauche toute entière, avec chacune de ses composantes, grandes ou petites. Qui ne voit en effet que ce rassemblement sans exclusive est nécessaire pour gagner la bataille, au premier comme au second tour ?

Le paysage politique change sous nos yeux, et à grande vitesse. Les secousses successives qui ont émaillé l’actualité modifient profondément les grandes tendances de l’opinion publique, et changent le décor général. Le rejet de l’élite politique est patent, que vient encore renforcer les dégâts provoqués par l’affaire Strauss-Kahn. Mais il était déjà apparu de façon flagrante dans l’abstention massive aux cantonales. Les signes avant coureurs d’une crise des institutions se multiplient sous nos yeux, quand la présidentialisation et la personnalisation du régime détruisent les fondements même de notre démocratie. Parallèlement le système économique est à bout de souffle, quand le profit-roi fait exploser les inégalités sociales. Comme toujours, la jeunesse est au premier rang de la protestation, comme en témoignent déjà les manifestations des « indignés » en Espagne. Sachons l’observer.

Il est malheureusement facile de décrire la situation dans laquelle le système actuel a plongé notre pays, comme les autres. Il appartient aux forces progressistes, ici comme ailleurs, de réagir. L’occasion leur en est donnée en France avec l’élection présidentielle. L’échéance est décisive. Si 2012 ne débouche pas sur une alternative politique réelle, le risque est immense. Risque pour le pays, qui s’enfoncerait dans une crise majeure. Risque pour la gauche, qui perdrait pour longtemps sa crédibilité.

Le dire est simple. Le faire l’est moins. L’antisarkozysme ne peut pas tenir lieu de politique, ni suffire à la forte mobilisation indispensable. Il s’agit de construire, en totale conformité avec les grands principes de la gauche progressiste, un socle de propositions claires et concrètes.

C’est dans ce dessein que le Mouvement unitaire progressiste (Mup), qui avait déjà, il y a deux ans, proposé un Pacte unitaire, lance aujourd’hui trois idées fortes, correspondant à trois mesures phares, qui peuvent être prises sitôt l’élection gagnée.

La première consiste en l’application réelle, dans les trois premières années du mandat, de l’égalité salariale homme-femme. Voilà trente ans qu’on nous la promet, sous les gouvernements successifs, que l’on multiplie les textes. En vain. Elle est devenue l’injustice la plus flagrante de notre organisation sociale. Naturellement, un programme complètement élaboré comprendra d’autres décisions de cet ordre. Mais celle-là peut d’emblée contribuer efficacement à crédibiliser le discours de la gauche, car elle est juste socialement et justifiée économiquement : le manque à gagner des salaires féminins est estimé à plus de 120 milliards d’euros par an, en matière de pouvoir d’achat, et à des dizaines de milliards d’euros de cotisations sociales.

La deuxième mesure touche à l’éthique même de la République. Il s’agit de revenir à des pratiques simplement normales des institutions : un président qui préside, garant des grandes orientations, mais un gouvernement qui gouverne, conformément à l’esprit de la Constitution. Parallèlement, le rôle du Parlement sera renforcé, et une dose de proportionnelle lui donnera une plus juste représentation de la communauté nationale.

La troisième correspond à notre volonté d’inscrire la France dans le combat pour la paix dans le monde. Il s’agit de donner l’exemple aux autres grandes nations industrielles, en réduisant unilatéralement et de manière significative – de l’ordre de 15 à 20 % – les dépenses militaires. Cette réduction permettrait de développer de nouvelles solidarités.

Telles sont les trois mesures bien concrètes que nous souhaitons soumettre à nos partenaires de la gauche rassemblée. Elles sont de nature à démontrer à l’opinion, aujourd’hui déboussolée, que nous savons où aller, et que nous voulons y aller vite. Afin de réussir le changement qui s’impose chaque jour davantage.

Pour l’heure, j’appelle, sans plus attendre, à ouvrir des discussions larges qui fonderont le rassemblement appelé de ses vœux par le peuple de gauche. C’est une condition sine qua non pour battre la droite et l’extrême droite ! A l’heure où le jeu des ambitions et tactiques personnelles risque de reléguer au second plan le débat politique, où les candidatures et les oppositions se multiplient dans la totalité des partis, chacun doit prendre ses responsabilités. La mienne est entière quand j’invite tous les militants et dirigeants des forces de gauche et républicaines, des progressistes, des écologistes à débattre, proposer, se rassembler pour gagner ! Avec moi, le Mup est déterminé à y parvenir, dès le premier tour avec ceux qui le souhaitent, et assumera tous les choix politiques et électoraux qui le permettront.

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