Les radicaux de gauche sont prêts à toper avec le PS. Selon nos informations, Jean-Michel Baylet, le président du PRG, est en passe de signer un accord pour permettre sa candidature aux primaires socialistes en vue de 2012 qui auront lieu les 9 et 16 octobre.
Il y a encore peu, les radicaux de gauche refusaient pourtant de participer à ces primaires jugées « factices ». « Les socialistes se foutent de notre gueule ! » avait même dégainé Baylet en novembre, irrité par la tournure que prenaient les négociations pour les sénatoriales. Oui, mais voilà, la mise hors de course de Dominique Strauss-Kahn a changé la donne, et les Radicaux de gauche ont le sentiment de retrouver un peu d’air.
Autre explication, plus prosaïque celle-là : les discussions avec le PS sur un accord électoral aux sénatoriales de septembre ont pris une bien meilleure tournure et celles pour les législatives de 2012 avancent. « Or, souligne le député Roger Gérard Schwarzenberg, nous conditionnons notre participation aux primaires à la signature d’un bon accord. » Mercredi prochain, Martine Aubry et Jean-Michel Baylet ont prévu de se voir pour les derniers arbitrages.
Réunis le 25 mai, certains cadres du PRG n’ont pas caché leur impatience alors que la date du dépôt des candidatures pour les primaires fixée au 28 juin se rapproche : « Maintenant, il faut y aller ! » « Nous n’avons jamais été contre le principe de primaires ouvertes afin de donner au candidat désigné la plus large assise possible », fait valoir Baylet, joint hier par téléphone. Le président du PRG sera-t-il candidat ? « Nous n’avons pas envie de choisir entre une première secrétaire du PS, Martine Aubry, et un ancien premier secrétaire, François Hollande », explique de son côté Thierry Braillard, vice-président. Baylet, lui, demande encore « un peu de temps ».
Afin d’élargir son socle politique lors des primaires, le sénateur est en discussion avec deux autres formations dont il essaye de gagner le soutien : Cap 21 de l’écologiste Corinne Lepage et Génération Ecologie d’Yves Piatrasenta. Un comité directeur des Radicaux de gauche doit encore officialiser la décision le 15 juin. Le PS pourra alors pousser un ouf de soulagement : même avec le petit PRG, le renfort des radicaux constituerait un signal symbolique en faveur du rassemblement de la gauche.